Chapellenie Notre-Dame-de-France

Annonces

Cliquer dans une annonce pour accéder à l'ensemble des annonces en ligne.

alt : annonces.swf

 

Saint-Germain-en-Laye

Plan d'accès à la Chapelle des Franciscaines
(pendant les travaux à Saint-Louis du Port-Marly)
Cliquer ici

 

Neuvaine
à saint Joseph

Prière de saint François de Sales et Litanies de saint Joseph
Cliquer ici

 


Activités
2016 - 2017

Activités 2014-2015

Tract à télécharger


 

Recherche

Feuille Dominicale

Pour recevoir la feuille paroissiale et être tenu au courant des différentes informations et activités, inscrivez-vous à notre liste de diffusion hebdomadaire.
Feuille paroissiale Feuille paroissiale

Feuille paroissiale précédente : consulter la rubrique "Horaires des messes"

 

Ecouter PM

Vous pouvez télécharger certains sermons et conférences donnés à Port-Marly.

 


Nous aider

  Vous pouvez soutenir
  un séminariste français


 

Historique de l’église Saint-Louis

HISTORIQUE DE

 

SAINT LOUIS DU PORT-MARLY

 

 

Les débuts

Au milieu du 18ème siècle, Marly ne comportait qu’une église en haut, et un port en bas. C’est Louis XIV qui avait, en 1688, fait construire l’église Saint-Vigor en remplacement d’une ancienne (petite et en mauvais état), et en 1695, favorisé le port de Marly pour les besoins d’approvisionnement des domaines royaux du château de Marly et de la Cour de Versailles.

Port-Marly se distinguera ainsi de Marly-le-Roi, mais cette particularisation ne se manifestera qu’après la construction de sa chapelle dont le projet a pris près d’un siècle à se réaliser.

Ce projet était motivé depuis longtemps par les besoins des habitants d’en bas qui, bien que vivant des revenus du port apportés par les mariniers et commerçants (moins intéressés par l’intérêt religieux que par le profit et la notion de liberté), n’avaient pas le courage de monter jusqu’à l’église de la colline pour qu’on s’occupe de leur âme.

Les projets

Le premier projet de création d’une chapelle propre aux habitants du "canton" de Marly émanait du dauphin Louis, fils de Louis XV, qui vivait en solitaire en se livrant à l’étude et à la piété et avait jeté les yeux sur cette localité, qui était le passage ordinaire de ses parties de chasse mais dont la population n’avait pas le courage d’aller à l’autel sur la "montagne" de Marly. Hélas! Ce "pieux dauphin" est mort prématurément en 1765.

Ce projet, que n’intéressait pas réellement son père Louis XV, a cependant été suivi par divers personnages influents, tels Joseph Michel, sage bourgeois intégré à la population du port; la petite Angélique qui, familière de Marie-Antoinette et de Louis XVI devenu roi en 1774, souhaitera qu’il vienne poser la première pierre de la future chapelle du port; et Catherine de Brédevent , veuve du comte de Varneville, qui entre autres initiatives très chrétiennes avait repris les idées du pieux dauphin et même offert les terrains où serait bâtie cette chapelle (dont Louis XV avait quand même ordonné qu’on lui remette les plans).

Les choses ont avancé dans l’idée générale de favoriser en ces lieux la religion et la vertu, notamment par des accords que la comtesse de Varneville avait obtenus de l’archevêque de Paris, et par l’additif que Louis XVI a apporté en 1776 pour la mise en place, à ses frais personnels sur les terrains qu’elle avait offerts, d’un presbytère et d’une demeure pour le maître d’école. Faute de place, un cimetière également prévu a été aménagé de l’autre côté du "grand chemin", près de la "maison d’en haut", mais il sera désaffecté en 1911.

La construction

La chapelle… Sa première pierre sera posée en 1778 en présence de Louis XVI accompagné de ses frères le comte de Provence (futur Louis XVIII) et le comte d’Artois (futur Charles X).

La construction en sera achevée à l’automne 1780, assortie d’une médaille commémorative frappée à l’effigie du Roi avec l’inscription "PIETA REGIA AEDE AD MARLIACI PORTUM STRUCTA ANNO M.DCC.LXXVIII" (la piété royale a construit cette église au port de Marly en l’année1778).

Deux ans ont suffi pour ces travaux à l’issue desquels les gens du port ont maintenant leur chapelle, desservie par un vicaire de Marly et accompagnée d’un presbytère et d’une maison pour l’école. Ainsi, tout semblait réglé au mieux pour la communauté paroissiale qui pour le bien de tous, était maintenant équipée d’une église en haut et d’une chapelle en bas.

Evolution

Comme toujours, un mieux avive le mal. La nouvelle situation génère de nombreux conflits, suscités notamment par des intérêts financiers et fiscaux alimentant l’hostilité des paroissiens de Marly et même de leur curé qui s’opposera pendant plus d’un an aux offices des dimanches et fêtes dans la chapelle du port, malgré "l’ordre exprès" de l’archevêque de Paris qui défendait les secours spirituels dont avaient besoin les habitants du port.

Hostilité qui durera malgré l’intervention du Roi, dont un brevet du 23 janvier 1783 autorisait l’institution d’une nouvelle cure au port, tout en souhaitant "que l’ancien Marly et le port de Marly soient toujours regardés comme ne formant, ainsi que par le passé, qu’une seule et même communauté". Les habitants de Marly persistaient en leur mauvaise volonté fondée sur leurs droits et intérêts qui selon eux étaient lésés car cure et paroisse étaient pour eux un partage territorial désagréable, notamment pour les riches propriétaires de terres en haut et en bas, mais aussi pour de nombreux problèmes qu’il posait notamment sur le partage de la dîme ou de la taille…

Après de nombreuses autres difficultés plutôt complexes, la situation va évoluer le 7 avril 1785 quand l’Archevêque de Paris prononce la séparation des deux paroisses: certes, il maintient l’église Saint-Vigor comme "première et principale église", mais la chapelle du port est désignée à perpétuité comme cure et église paroissiale sous le nom et invocation de   Saint-Louis, Roi de France. Décret qui sera approuvé et confirmé par lettres patentes du Roi datées du 29 avril 1785. La première grande messe y sera célébrée le 24 mai suivant.

La paroisse du port est maintenant dissociée de celle de Marly et a son propre curé. Mais ces deux paroisses font toujours partie d’une seule commune, situation qui provoque de nombreuses difficultés entre les habitants. Ceux du port vont trouver l’arme nécessaire que fournit une loi du 12 novembre 1789, par laquelle l’Assemblée Nationale a décrété qu’il y aurait une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne. Les paroissiens de Saint-Louis procèdent donc à diverses élections pour se proclamer commune le 14 février 1790, et pour désigner leur curé procureur de cette nouvelle commune du Port-Marly.

Deux communes et paroisses sont maintenant séparées: Marly-le-Roi avec son église      Saint-Vigor, et le Port-Marly avec son église Saint-Louis.

Les suites

De multiples évènements suivront, liés notamment aux difficultés découlant de la période révolutionnaire avec ses intentions particulières sur la pratique religieuse et ses réquisitions matérielles, aux contradictions d’intérêts entre les deux communes (dont ceux concernant la délimitation territoriale qui ne seront réglés qu’en avril 1819), aux nombreuses modifications politiques et règles les accompagnant tant sur la propriété que sur le statut du clergé (jusqu’à la séparation de l’Eglise et de l’Etat en décembre 1905)…

En 1932, l’église Saint-Louis sera inscrite à l’inventaire "supplémentaire" des monuments historiques, ce qui impose à la commune le financement des travaux de réparations dont certaines seront rendues nécessaires par la vétusté (toiture) ou par des dommages accidentels (fissures) causés en 1942 par des bombes lâchées par un avion allié en perdition comme par des retombées de l’artillerie anti-aérienne.

Les réparations urgentes ont été assumées par la commune, et une restauration importante (couverture du clocher, réfection de charpente, entablement des péristyles et restauration d’un chapiteau) a été effectuée en 1959-1960 par l’institution des beaux-arts. D’autres améliorations ultérieures seront apportées par le chanoine Gaston Roussel (restauration et agrandissement de l’orgue en 1965-1967, installation de nouvelles cloches…).

Sans entrer dans le détail, de nombreuses autres modifications ont été apportées à l’église Saint-Louis du Port-Marly qui était et reste un parfait exemple d’architecture religieuse néo-classique, dont le porche central est flanqué de deux colonnes portant un fronton surmonté d’une arcade inscrite dans un rectangle, et qui bénéficie de quatre statues représentant les évangélistes installées dans la nef, offertes par Mme du BARRY, ainsi que du tableau du Christ en croix offert par Louis XVI provenant de son château de Marly.

Entre autres modifications, sont intervenus le déplacement de l’orgue et celui de la chaire à thème évangéliste datant de 1765, comme celui de la statue de la Vierge à l’Enfant qui, des fonts baptismaux a été déplacée dans le chœur de l’église, derrière l’autel encadré par deux statues d’anges qui nous ouvrent la vue vers la Reine de ces lieux…

 

Sources:

- Port-Marly, chapelle royale par monsieur l’abbé E. Bois

- DESRUES J., 1785-1985, "Deux cents ans de l’histoire de l’église Saint-Louis", Carnet d’Histoire n°4, Editions Association Port-Marly Mémoire Vivante